Le journal les Echos a publié les déclarations d'Etienne Pflimlin sur les banques coopératives !

Monsieur Pflimlin semble avoir perdu tout discernement ou il se moque du monde avec son charabia de curé pour ouailles désinformées !

Qui arrêtera Etienne Pflimlin et le délivrera de son obsession de faire toujours plus de profits !!!

L'AVCM a tenté de réagir auprès des Echos qui ont censuré son message !

Cependant la réaction de "Stéphane12" est très pertinente et particulièrement éclairée !  sa conclusion : Pas très moral, ni très humain et pas très solidaire tout cela, M. Pflimlin...

Lien : Idées et Débats [ 24/04/07 - Les Echos ]

BANQUE -

ÉTIENNE PFLIMLIN

Cooperativa europaea  [24/04/07]

Il est parfois reproché aux coopératives d'invoquer l'histoire, l'engagement, la solidarité. Si nous faisons appel à la mémoire, c'est parce que l'engagement des millions de personnes participant au processus démocratique dans les coopératives reste bien vivant. Héritiers des pionniers sociaux des XIXe et XXe siècles, nos entreprises sont nées de la nécessité. Les entreprises coopératives se sont créées, en mutualisant librement les ressources ou le travail, pour rendre des services économiques que les gouvernements d'alors ne jugeaient pas nécessaires. Ce phénomène s'est développé partout en Europe et a touché rapidement tous les domaines d'activités. Petit à petit, certaines initiatives se sont fédérées, et c'est ainsi, par exemple, que le Crédit Mutuel s'est transformé, au fil des décennies, en grande banque de proximité. 

Fidèles aux valeurs fondatrices de leurs mouvements, aujourd'hui encore, les sociétaires-clients des coopératives et des mutuelles françaises élisent librement leurs 250.000 administrateurs. Dans cette démocratie d'entreprise, nous ne pouvons trouver mieux que le terme « engagement » pour qualifier cette responsabilité individuelle mise au service d'une collectivité, et celui de « solidarité » qui s'exprime notamment dans le soutien des sociétaires-clients, allant largement au-delà du cadre classique d'une relation clientèle.

Certains contestent notre philosophie, notre mode de fonctionnement, voire notre organisation territoriale et régionale. Soit elle serait inefficace, soit elle ne permettrait pas de libre concurrence entre nos entreprises (sic). Or nos activités se sont développées localement, puis renforcées régionalement et l'organisation nationale reste souvent, quant à elle, un niveau simple de coordination. L'implantation territoriale de nos banques coopératives est le fruit d'un patient essaimage par la création de Caisses locales, là où les besoins s'exprimaient, d'abord en zone rurale, puis en zone urbaine, et bien souvent dans des lieux où la concurrence ne se pressait pas, les banques coopératives ont ainsi lutté efficacement contre l'exclusion sociale.

A l'heure des excès et des dérives boursières, notre soi-disant manque d'actionnariat et notre fonctionnement démocratique sont parfois moqués. Oui, la coopérative appartient à tous ses membres, et l'objet premier de nos entreprises n'est pas le versement de dividendes à des actionnaires, mais avant tout la qualité du service et la satisfaction durable de nos sociétaires-clients.

Alors que trop souvent Bourse rime abusivement avec pensée unique, les coopératives et les mutuelles rappellent qu'elles agissent dans une économie de marché, et qu'elles veulent simplement et librement poursuivre leur développement dans le jeu d'une saine et libre concurrence, le fameux « level playing-field » où la liberté d'entreprendre sous différentes formes juridiques est garantie et où elles luttent à armes égales avec leurs concurrents.

Il est parfois aussi reproché aux coopératives et aux mutuelles de fermer leurs capitaux pour se rendre non opéables. La réalité est bien plus complexe. Construites par adhésion volontaire de femmes et d'hommes à un projet, nos entreprises sont indépendantes des marchés boursiers, car les capitaux accumulés sont pilotés et dirigés par les sociétaires adhérents en usufruit de la saine gestion d'hier. La cotation en Bourse représenterait pour certains l'alpha et l'oméga de la réussite économique et de la transparence managériale. Je ferais trois remarques : la plupart des entreprises ne sont pas cotées (PME, entreprises familiales, grandes entreprises en commandite, etc.) alors qu'elles représentent la très grande majorité de l'emploi en Europe ; ensuite, la cotation ne signifie pas automatiquement opéabilité ; et elle n'a jamais protégé de l'échec, ni des manquements à l'éthique (plusieurs scandales récents en témoignent).

L'histoire économique est à cet égard riche d'enseignements. Dans les années 1990, de nombreuses mutuelles se sont démutualisées en Angleterre. Le besoin d'aller sur les marchés était invoqué pour gagner en capacité d'investissement, en réactivité et en modernité. Au final, les réserves furent spoliées par des conseillers et des dirigeants peu scrupuleux. Depuis, la quasi-totalité de ces entreprises ont été rachetées et dépecées, et leur disparition a entraîné une poussée inflationniste des services d'assurances.

Critiquées, les entreprises coopératives sont en réalité redoutées car performantes et compétitives. Elles contribuent à la stabilité et au développement de l'économie et de la société. Elles créent de l'emploi et répondent pleinement aux objectifs économiques et sociaux définis lors du sommet européen de Lisbonne de 2000. Je ne doute pas que les présidences allemande, portugaise et bientôt française s'inscrivent dans cette tradition de la modernité et que les candidats à l'élection présidentielle se feront les garants du modèle mutualiste et coopératif, un modèle plus que centenaire et pourtant parfaitement adapté aux besoins du présent et aux défis du futur.

ÉTIENNE PFLIMLIN est président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (association loi de 1901 à but non lucratif !)
Les commentaires publiés (1)
stephane12 [24/04/2007 20:01] dit :
Leur statut permet aux banques coopératives de lancer des OPA (offre publique d'achat ex. rachat du CIC, rachat du Républicain Lorrain... ) sans risquer d'en être victime, permet à ses dirigeants d'agir sans contrôle réel (qui peut croire que les sociétaires ont une influence ? quelle démocratie ? ex : les fameux "barons", réels maîtres du Crédit Agricole).
Elles sont les plus chères du marché pour leurs sociétaires clients (cf art. récent des échos), et sont celles qui rémunèrent le moins leurs salariés (vécu, 10 à 20 % de moins que le marché en moyenne).
Pourtant ,elles revendiquent un ROE (Return On Equity = retour sur fonds propres - résultat net / capitaux propres) comparable aux banques nationales, bien supérieur aux ratio prudentiels Cooke et Bâle II.
Ces bénéfices ne vont pas aux sociétaires, pas aux clients, pas aux salariés, à qui alors ?
L'objectif du modèle coopératif semble être de fait la paupérisation des êtres humains, l'utilisation des bénéfices dégagés servant juste à grossir (OPA)...
Pas très moral, ni très humain et pas très solidaire tout cela, M. Pflimlin...
Et après on continuera à critiquer le capitalisme

daniel85 [28/04/2007 08:00] dit :

Le mystère Etienne Pflimlinprésenté à tort dans les médias comme le PDG du Crédit Mutuel en sa qualité de président de la Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe il est chargé de fixer les taux d’intérêts conformément au statut de coopérative des caisses de Crédit Mutuel et au but non lucratif de leur activité.
Cherchez l’erreur ?

Extrait des conditions particulières des prêts accordés par les caisses de Crédit Mutuel relative à la fixation des taux d’intérêts :

« Conformément à son statut de coopérative et au but non lucratif de son activité, le PRETEUR révise, en hausse ou en baisse, les conditions débitrices des prêts accordés à ses sociétaires en les fixant à des taux qui lui permettent de remplir son objet social.

La FEDERATION DU CREDIT MUTUEL CENTRE EST EUROPE, aux termes de l'article 4B des statuts du PRETEUR, est "expressément chargée de représenter et de faire valoir les droits, intérêts et actions (communs) des sociétaires de la Caisse...". A ce titre, elle fixe périodiquement un taux maximum pour ce type de crédit. Le taux précisé aux conditions particulières, ainsi que tout nouveau taux intervenant à la suite d'une modification, ne pourront excéder ce taux maximum.

L'EMPRUNTEUR sera informé de toute variation de taux et du montant des nouvelles échéances tenant compte du nouveau taux.

Le règlement par prélèvement de la première échéance modifiée, non suivi de réserve écrite de la part de l 'EMPRUNTEUR, vaut acceptation de la modification du taux. En cas de désaccord, les parties conviennent, selon l'article 1592 du Code Civil, de laisser la fixation du taux à l'arbitrage du Président de la FÉDERATION DU CRÉDIT MUTUEL CENTRE EST EUROPE ....  »