ASSOCIATION
DES VICTIMES DU CREDIT MUTUEL
A.V.C.M. le site des Victimes du Crédit Mutuel

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Journaliste en retraite, Guy-Joseph Le Hézo au travers d'une lettre ouverte adressée au Président de l'empire financier, fustige avec humour un système dont l'AVCM vous annonce la fin prochaine. Ne manquez de vous rendre sur ce blog savoureux ! |
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Avec l'aimable
autorisation de l'auteur.
A MONSIEUR LE PRESIDENT DU CREDIT MUTUEL
par
Guy-Joseph Le Hézo.
http://blogs.aol.fr/guyjosephlehezo/Lambda
Une petite
banque de quartier dans une banlieue défavorisée. J’y fus
accueilli il y a
trente-cinq ans lorsque je reçus mon premier salaire. Mon chef
de bureau en
était sociétaire. Il faisait du racolage pour la banque
mutualiste. Quand il
disait sociétaire, il avait les bajoues qui gonflaient comme
s’il avait été le
patron d’icelle (banque). Cela
s’appelait Caisse avant, celle qui reçoit et entretient ton
blé ; c’est
devenu Crédit après : celui qui te prête
« aux taux du marché »
ton propre argent… Tu vois déjà la différence,
cher sociétaire ? Mon chef
le sociétaire semblait y croire plus que moi « Tu
verras tu s’ras bien à
la C…T’as ton mot à dire » Rien à dire en
effet : j'y fus bien
jusqu’au moment où j’ai eu besoin d’eux. C’est là
où j’ai vu la duplicité du
système, la rapacité de certains éminemment plus sociétaires que moi et surtout
leur
non-exemplarité. L’âge
aidant, j’ai constitué un petit pécule qui m’a permis
d’acheter un bien en
Bretagne. Une petite maison pour la quille. J’ai eu besoin de X
millions de
francs anciens (une peccadille) En remplissant les papiers y
afférents j’ai eu
l’honnêteté (on va dire la connerie) de cocher la
case : prenez-vous des
médicaments contre l’hypertension. Oui comme des millions de
personnes qui ont
eu des boulots stressants. Sans plus. Et tout à coup patatras
tout le système
s’est écroulé comme un château de cartes. Une
commission « médicale ad
hoc » siégeant de plein droit dans la bonne ville de
Strasbourg m’a filé
une surtaxe faisant de mon taux le plus
fort du marché ! Même Le
Lyonnais et ses arnaques faisaient mieux ! Bravo les
sociétaires. Bravo
les valeureux mutualistes. Bravo les bandidos de gran camine ! Ha
elles
étaient belles les promesses faites à l’ouverture du
compte, à l’aube de ma vie
professionnelle. Tout s’est joué au
fax et au téléphone d’un hôtel breton. J’ai
essayé de dénouer le fil de cet
imbroglio. Avec des fax assassins les traitant de tous les noms !
J’ai
réussi sur le fil à faire descendre le taux d’un point.
Une ristourne comme un
jette un croûton à un galeux affamé avec une perche
de deux mètres pour ne pas se
salir les mains. Et alors je me suis promis d’abord : 1er De rester dans le système pour mieux le
dénoncer ; 2e de
les
enquiquiner jusqu’à la gauche ; 3e d’aller
diversifier mes
avoirs ailleurs. J’ai écrit
une lettre de deux pages au grand gourou strasbourgeois
qu’il
doit encore avoir en mémoire. Elle était cinglante sur le
caractère
non-mutualiste de « sa » banque. J’y avais des
accents de tribun.
Robespierre était mon cousin. Et je
promettais de porter l’affaire sur la place publique. Le grand gourou a
dû
avoir les foies et m’a répondu : et-bla-et-bla ! Cette
lettre-là est
allée au panier direct. Dommage : c’était un beau
morceau de valse de
Vienne et de tromperie sur la marchandise ! Strauss et
entourloupe, mon
cadet ! Le
lendemain (on imagine bien les conciliabules des
sociétaires de la Caisse réunis dans
l’urgence), on m’accordait à
quelques centimes près ce que je demandais. On m’expliquait que
c’était
« là-haut » (chez le bon dieu, à
Strasbourg) qu’ils prenaient des
décisions aberrantes, qu’ils s’en foutaient, qu’ils… je buvais
du petit
lait !! Ha que bon dieu c’était bon, comme aurait dit notre
Johnny !
« Mais vous n’en avez pas fini avec moi, j’ai dit ;
chaque automne je
reviendrai pour ma ristourne annuelle ! » Ça
fait dix ans que ça dure. C’est du
reste devenu une
ritournelle dans ma caisse : « Ha ! C’est pour la
ristourne !… » Depuis j’ai compris que le mutualisme
à la française,
c’est du vent pour attirer les gogos. J’ai fait
la même chose avec mon assureur militant ou pas. Et je lui ai
chanté une autre
ritournelle… en allant sur un site internet qui s’appelle Assurland.
Eux m’ont
fourni des devis et Appelez-moi-le-directeur m’a accordé
quelques centaines
d’euros de ristournes ! Alors bonnes gens mutualisés
jusqu’au trognon,
mettez toutes ces bonnes âmes en conformité avec leurs
paroles. Rappelez-leur
qu’ils ne sont pas là pour tondre le mérinos, vous en
l’occurrence ! Qu’ils ne
doivent pas faire de bénefs puisque ce sont des
associations !!! Et puis
tant pis si vous passez pour avoir l’âme boutiquière par
des esprits mesquins, emmerdez-les
jusqu’à obtenir ce qu’ils
vous
doivent ! Les bénefs s’il y en a devraient en effet
être reversés aux
sociétaires ! La mutualité est une belle,
très belle idée, dévoyée au
profit de quelques-uns. Si chaque sociétaire, vous, nous,
s’employait à les
mettre face à leurs promesses, l’autre autocrate là-haut
sur son tas d’or
arrêterait sans doute de nous prendre pour des
« sociétaires »
c’est-à-dire des moutons bons à tondre, des citoyens de
seconde zone ! * Un
autre problème me heurte : celui de l’endettement qui
permet à une banque,
mutualiste ou pas, de piquer l’ensemble des biens à un couple
endetté et de les
revendre au quart de leurs valeurs ! Une honte dans notre
système ! |